L’Inde distingue plusieurs catégories de jours chômés. Trois fêtes nationales s’appliquent partout. Les autres dépendent du calendrier publié chaque année par l’administration centrale et par le gouvernement du territoire de Delhi.
Trois dates sont fériées dans tout le pays, pour les administrations comme pour les entreprises privées.
Les bureaux du gouvernement central appliquent une liste de 17 jours fériés obligatoires, les gazetted holidays. Elle comprend les trois fêtes nationales et 14 fêtes religieuses. On y trouve Holi, Ram Navami, Mahavir Jayanti, le Vendredi saint, Buddha Purnima, l’Aïd al-Fitr, l’Aïd al-Adha, Muharram, Milad-un-Nabi, Janmashtami, Dussehra, Diwali, l’anniversaire de Guru Nanak et Noël. Les banques suivent en outre un calendrier propre.
Une seconde liste, celle des restricted holidays, compte une trentaine d’occasions. Les bureaux restent ouverts ces jours-là. Chaque agent choisit deux dates dans la liste et pose un congé. Ce mécanisme permet à chaque communauté de chômer ses propres fêtes sans multiplier les fermetures. La liste comprend par exemple l’anniversaire de Guru Ravidas ou le jour du martyre de Guru Tegh Bahadur.
Chaque État et chaque territoire complète la liste centrale. Hors de Delhi, 14 jours fériés sont communs et trois autres sont retenus localement, pour un total identique de 17 jours. Le gouvernement du territoire de Delhi ajoute des dates liées à l’histoire de la ville et à ses communautés, comme l’anniversaire de Maharshi Valmiki. Un même jour peut donc être chômé à Delhi et travaillé dans un État voisin.
Les fêtes religieuses suivent des calendriers lunaires. Leurs dates grégoriennes varient d’une année sur l’autre et ne sont confirmées qu’avec la publication du calendrier officiel. Les fêtes musulmanes dépendent en plus de l’observation de la lune et peuvent bouger d’un jour. Autour de Diwali et de Holi, administrations, écoles et une partie des commerces ferment plusieurs jours de suite. Les gares et les trains longue distance sont alors saturés.