New Delhi présente un visage inhabituel pour une agglomération de plus de 20 millions d'habitants. Les avenues larges, les bungalows et les jardins du quartier administratif contrastent avec la densité de la vieille ville. L'offre culturelle, la restauration et le coût des services domestiques expliquent l'attrait de la capitale. La qualité de l'air constitue le principal frein.
Delhi figure chaque année parmi les villes les plus polluées de la planète. La concentration moyenne de particules fines PM2,5 a atteint 99,6 microgrammes par mètre cube en 2025, soit près de 20 fois la valeur guide annuelle de l'Organisation mondiale de la santé. Le rapport d'IQAir la classe alors au quatrième rang mondial. Les estimations de perte d'espérance de vie liée à cette exposition dépassent 10 ans.
Le trafic routier constitue la première source sur l'année. S'y ajoutent la poussière des chantiers et des voiries, les industries, les groupes électrogènes et le brûlage des déchets. En hiver, l'inversion thermique et l'absence de vent piègent les polluants au ras du sol. Les brûlis de chaume du Pendjab et de l'Haryana provoquent des pics en octobre et en novembre.
La Commission for Air Quality Management pilote un plan gradué, le GRAP, déclenché selon l'indice de qualité de l'air. Le premier niveau s'applique à partir de 201, le deuxième à partir de 301, le troisième à partir de 401 et le quatrième au-delà de 450. Les restrictions visent les chantiers, les groupes électrogènes, les poids lourds et les écoles. La ville a converti ses bus au gaz naturel, coupé l'accès au carburant des véhicules trop anciens et encadré les pétards.
Les embouteillages marquent le quotidien. Le métro compense en partie, avec 10 lignes et près de 350 kilomètres de réseau. Taxis et rickshaws se réservent par application. Les distances restent longues entre le sud résidentiel, le centre et Gurgaon.
La délinquance violente touche peu les visiteurs. Les vols à la tire et les arnaques se concentrent aux abords des gares et des sites touristiques. La sécurité des femmes reste un sujet sensible, surtout la nuit. Le numéro d'urgence unique est le 112.
La Delhi Jal Board distribue environ 900 millions de gallons d'eau par jour, avec des coupures fréquentes et une qualité inégale. Les immeubles disposent de citernes et de filtres. Trois distributeurs privés assurent l'électricité, dont la continuité s'est nettement améliorée.
Le budget quotidien demeure modeste au regard des standards européens. Un célibataire dépense environ 34 000 roupies par mois hors loyer d'après les relevés collaboratifs de septembre 2026. Les écoles internationales et les produits importés pèsent en revanche lourdement.