Delhi réunit les principales religions de l’Inde. Le recensement de 2011 reste la source de référence, l’opération suivante ayant été reportée. Les lieux de culte comptent parmi les monuments les plus fréquentés de la capitale.
Les proportions ci-dessous portent sur le territoire de la capitale nationale, au recensement de 2011.
L’hindouisme est majoritaire dans tous les districts du territoire. Des sanctuaires anciens y côtoient de grands temples récents. Le Lakshminarayan Mandir, dit Birla Mandir, date des années 1930. Le complexe d’Akshardham, ouvert en 2005 sur la rive est de la Yamuna, forme l’un des plus vastes ensembles hindous du pays. Le temple de Yogmaya, à Mehrauli, compte parmi les lieux de culte les plus anciens encore en activité.
La communauté musulmane est surtout présente dans la vieille ville et dans plusieurs quartiers de l’est et du nord-est. La Jama Masjid, achevée au XVIIe siècle sous Shah Jahan, est la plus grande mosquée de l’Inde. Le soufisme y tient une place importante, avec le dargah de Nizamuddin Auliya, où se tiennent des séances de qawwali, et celui de Khwaja Bakhtiyar Kaki à Mehrauli.
Les sikhs forment la troisième communauté du territoire. Leur présence s’est renforcée après la partition de 1947 et l’arrivée des réfugiés du Pendjab. Le Gurdwara Bangla Sahib, proche de Connaught Place, sert chaque jour des repas gratuits dans son langar. Le Gurdwara Sis Ganj Sahib, à Chandni Chowk, marque le lieu de l’exécution de Guru Tegh Bahadur en 1675.
Les jaïns constituent une communauté ancienne, liée au commerce de la vieille ville. Le Digambar Jain Lal Mandir, face au Fort Rouge, remonte à 1656 dans sa première forme et abrite un hôpital pour oiseaux. Les chrétiens disposent de plusieurs paroisses, dont la Cathedral Church of the Redemption et la cathédrale catholique du Sacré-Cœur. Le temple du Lotus, achevé en 1986, est une maison d’adoration bahá’ïe ouverte à tous.
La religion structure le calendrier, l’alimentation et les rites familiaux. Les grands sanctuaires connaissent une forte affluence lors des fêtes et des jours considérés comme propices. Les langars sikhs et les distributions de nourriture dans les temples et les dargahs jouent un rôle social réel. La visite des lieux de culte suppose le retrait des chaussures et une tenue couvrante, et les gurdwaras demandent de se couvrir la tête.